régime sans
Santé

Mes astuces de maman épuisée pour se faciliter la vie avec un régime « sans »

 

Salut les parents ! 

Cette semaine, j’ai la joie de vous partager un article écrit par Nadège, du blog  maman-respire. Nadège est maman de 3 enfants. Elle est passionnée par le maternage naturel et simplifié. Sur son blog, elle partage son expérience et ses conseils pour éviter le burn-out maternel et se créer une vie heureuse au côté de ses enfants.

 

Votre enfant manifeste des symptômes d’allergies après ingestion de certains aliments ? Face à ces symptômes récurrents, vous avez envie de tester l’exclusion de certains produits allergisants les plus connus, soit de votre propre chef, soit sur prescription de votre médecin. Dans tous les cas, je vous félicite de cette démarche qui, j’en suis certaine, fera une différence dans le bien-être général de toute la famille.

S’organiser pour cuisiner un repas sain, apprécié par chaque membre de la famille n’est pas toujours aisé, surtout si on tient compte des goûts et dégoûts de chacun. Si en plus il faut exclure certains aliments, cuisiner pour sa famille peut vite devenir un casse-tête. Comment mettre en place un régime sans œuf, sans lactose et sans gluten sans s’arracher les cheveux ?

C’est pour répondre à cette question que je vous propose mes meilleures astuces pour faciliter la mise en place d’un régime d’éviction (sans lactose, sans œufs et sans gluten) dans un quotidien de maman débordée.

 

Régime “sans” : Consulter

La première démarche consiste à consulter un médecin pour tous symptômes alarmants afin de déterminer les causes éventuelles des symptômes observés.

Dans cet article, nous allons nous intéresser particulièrement aux réactions allergiques provoquées par la consommation d’œufs, de lait ou de gluten.

L’allergie alimentaire consiste en une réaction immunitaire spécifique suite à l’ingestion d’un (ou plusieurs) aliment particulier. Elle se caractérise par la libération de différentes molécules dont l’histamine qui est responsable de ces symptômes.

Si le médecin recommande d’attendre ou que les examens ne démontrent aucune allergie, mais que les symptômes persistent… il s’agit peut-être simplement d’une intolérance alimentaire. Celle-ci, n’entraîne en effet pas de réaction immunitaire mais des symptômes qui peuvent être semblables à ceux d’une allergie. Par exemple, une personne peut souffrir de problèmes digestifs après l’ingestion de lait de vache, parce qu’elle est intolérante aux protéines de lait, sans développer pour autant une réponse immunologique qui serait, elle, caractéristique de l’allergie.

Pour ma part, j’ai pris la décision de tester 3 semaines « sans » pour voir les répercussions sur notre bien-être.

 

Préparer son état d’esprit au régime “sans”

esprit positif

Pour réussir tout changement, le secret est de préparer son état d’esprit. Anticipez les réactions de votre saboteur interne : déterrez vos peurs et croyances face aux changements envisagés et changez-les en pensées dynamisantes ou mantras à vous répéter quotidiennement au début.

Par exemple : les pensées « Ça va être compliqué » ou même « Ce sera dur de me passer de mon plat préféré » ,« Ce sera difficile de faire manger d’autres choses aux enfants » peuvent être changées en : « Je me réjouis d’intégrer les recettes alternatives naturellement et facilement dans notre vie », « Je suis heureuse de découvrir de nouvelles saveurs », « Ce sera un jeu pour mes enfants d’essayer des nouvelles recettes », etc.

 

 

Discuter en famille

Convoquez une réunion de famille et discutez. Expliquez pourquoi on fait le changement (j’avais dit à mes enfants : « tu n’aimes pas telle chose ? Ton corps lui n’aime pas le lait de vache”). Impliquez les enfants dans ce changement, ils adorent tester de nouvelles façons de faire. Faites-en un jeu ! Réjouissez-vous de l’exploration et de l’aventure. Impliquez vos enfants et donnez-leur des responsabilités.

« Ce sera merveilleux de découvrir de nouvelles saveurs et textures »

« On va transformer notre cuisine en laboratoire de saveurs ».

 

Préparer les réserves

C’est le moment de faire le tri de vos placards. Eliminez les produits contenant l’ingrédient que vous choisissez d’éliminer. Enlevez-le impitoyablement pour ne pas être tentée et craquer.

Examinez les étiquettes ; parfois, il se cache là où on ne s’y attend pas.

Ensuite faites la liste des produits dont vous avez besoin pour votre nouvelle façon de manger.

Selon ce que vous choisissez d’éliminer, il faudra peut-être le remplacer par d’autres produits équivalents.

C’est aussi le moment de compiler les recettes qui vous tentent et qui ressemblent à vos habitudes alimentaires habituelles. Introduisez un nouveau produit à la fois. Cultivez un état d’esprit positif, ouvert et curieux.

 

Se lancer

Pour réussir son régime d’éviction facilement,  je vous recommande des leçons que j’ai apprises sur le tas :

Préparer le même menu pour tous

C’est épuisant de prévoir des repas différents. Le plus simple et le moins énergivore : on mange tous la même chose à la table familiale.

 

Greffer la nouveauté sur un plat habituel

Par exemple, si vous aviez l’habitude de préparer saucisse + légumes+ purée, faites la même recette, remplacez juste la crème par une crème végétale ou une « sauce » de légumes (courgette ou fenouil mixé).

 

Adopter la simplicité

apport en légumes dans régime sans

Profitez de ce moment de changement pour adopter ma démarche de simplicité, sobriété et naturel : un plat sain est composé de légumes, de féculents, et de protéines végétales (légumineuses dont pois-chiche, lentilles) ou animales (poisson ou viande).

Profitez de ce moment particulier pour augmenter vos apports en légumes : cru, en tartinades, cuit vapeur, sauté au wok, émincé, en bâtonnets, en spaghetti, etc…

Il faut environ 3 semaines d’éviction pour apprécier pleinement les effets positifs de l’absence d’un aliment. Prenez un carnet et notez vos remarques, vos recettes réussies, les symptômes, les ressentis, pour chaque membre de la famille.

Si vous soupçonnez un produit spécifique comme par exemple les tomates, les fraises, pourquoi ne pas l’éliminer en attendant de consulter ?

 

3 semaines de régime “sans”

  • 3 semaines sans œufs

régime sans oeuf

C’est le produit le plus facile à éliminer : il suffit de ne pas en utiliser dans ses préparations quotidiennes. Testez des recettes de gâteaux et biscuits sans œufs. Faites attention aux étiquettes. Il existe des pâtes sans oeufs. Dans le commerce, on trouve des alternatives végétales à incorporer directement dans les préparations : par exemple la marque Valpiform en propose. C’est une préparation qui se compose essentiellement d’amidon, de fécule, d’épaississants (gomme de guar) et d’émulsifiant (graisse végétale). Comme mon crédo est un retour au naturel, je préfère me passer de ce genre de substitut.

Selon les recettes, on peut remplacer les œufs par des produits frais et plus naturels comme : des graines de lin ou de chia fraîchement moulu ; de la fécule (maïs, pomme de terre) pour lier ; de la compote de pomme maison ; de la purée de banane minute ; de l’agar agar ; du tofu soyeux ou du yaourt de soja.

 

  • 3 semaines sans produits laitiers

Ce régime est déjà plus contraignant mais tout à fait possible :

–  Eliminez tous les produits industriels et vérifiez les étiquettes ;

–  Remplacez le beurre par de l’huile de qualité qu’on place au réfrigérateur la veille par exemple ;

–  Testez les laits et crèmes végétaux : Coco, amande, noix, riz, …

Mais attention ! Un lait végétal ne remplace pas le lait infantile : il existe des alternatives végétales intéressantes, parlez-en à votre pédiatre.

–  Des yaourts aux noix de cajou, au coco sont délicieux ;

–  Les fruits légèrement sucrés et mixés (avec une banane trop mûre par exemple) font des glaces délicieuses.

Essayez d’éviter autant que possible les biscuits industriels sans lait. Découvrez les recettes de gâteaux et de biscuits «sans». Très simples et rapides à réaliser.

Découvrez mes recettes ici.

Soyez ouverte et réceptive. Amusez-vous à tester, goûter, recommencer, adapter. Cultivez l’état d’esprit positif envers ces changements que vous mettez en place.

 

  • 3 semaines sans gluten

  • – Se préparer à vivre sans les vraies pâtes, pizzas, pain, etc…

 

  • Se créer de belles affirmations et un état d’esprit positif et curieux envers les nouvelles saveurs à introduire dans sa vie.

« Pour ma santé, je choisis aujourd’hui de manger sans gluten » était ma phrase quotidienne que je nourrissais et me répétais inlassablement jusqu‘à ce qu’elle soit ancrée dans mon inconscient. Aujourd’hui encore, je consomme très peu de gluten et ma santé ne s’en porte que mieux.

 

  • Ne succombez pas aux produits sans gluten. Ou alors vraiment exceptionnellement. Les pâtes et biscuits « sans » sont bourrés de sucres et de produits carrément délétères pour la santé.

 

  • Privilégiez d’autres sources naturelles de glucides. Découvrez les farines de petit épeautre, de quinoa, de riz, de millet, d’amarante, de souchet, de coco, châtaigne…

 

  • Découvrez les autres sortes de céréales : taboulé de millet, salade de quinoa, soupe de lentilles vertes, tartinade de lentilles corail, de pois chiches…

régime sans gluten

 

La découverte qui a tout changé pour mes enfants et moi est le fait que nous faisons de chaque repas une fête : je sers plein de petits bols colorés à table : les restes de la veille, resservis d’une autre façon, trois formes de légumes différents (en sauce, en crème, en bâtonnets, en salade, en soupe, cru ou cuit vapeur ainsi que des graines que mes enfants font germer eux-mêmes); les sauces, et les féculents. Chacun pioche et fabrique son plat à sa mesure : la préparation du repas est LE repas ! Tous ensemble et chacun ses goûts.

A savoir : Dans une démarche d’allergie il faut penser à réparer sa flore intestinale.

En augmentant ses apports en légumes verts à feuille, on booste son système immunitaire et donc on améliore la réponse allergique. Introduisez les aliments riches en probiotiques (légumes lactofermentés, kombucha, kéfir…) et les graines (lin et chia) pour leur richesse en oméga-3.

 

Réintroduction

A la fin des 3 semaines, envisagez la réintroduction éventuelle, en douceur, du produit éliminé selon les résultats obtenus. Il s’agit de procéder par étape, de s’observer, pour noter les ressentis et manifestations de cette réintroduction. En cas de doute, consultez.

Si vous aviez procédé à l’éviction sous avis médical, consultez votre médecin et agissez selon sa prescription.

 

En conclusion 

Ce n’est pas facile de faire des changements alimentaires quand on est une maman débordée. Mais en suivant les étapes proposées dans cet article, vous pouvez mettre en place, pas à pas, la révolution alimentaire dont votre famille a besoin. Le plus important est de travailler son état d’esprit afin de s’ouvrir aux nouvelles habitudes qu’on a envie d’intégrer.

Un régime sans oeufs, sans lactose, sans gluten est l’occasion de varier son alimentation et de la rendre plus saine, plus savoureuse et plus colorée. N’hésitez pas à tester différentes propositions. Dites-nous quelles sont vos habitudes de mamans et ce que vous avez envie de d’essayer dans les astuces proposées dans cet article.

Merci à Nadège pour cet article inspirant ! Vous pouvez la retrouver sur son blog maman-respire et sur les réseaux sociaux : Facebook

 

 

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