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Astuces,  Santé

“Non non, ne finis pas ton assiette!!”

 

Salut les parents !

J’ai le privilège, aujourd’hui, de vous partager un article que Marie, du blog Secrets de nutritionniste, a écrit pour mon blog. Encore un tout grand merci !

Je lui laisse “la parole”  🙂 :

Nathalie m’a très gentiment proposé de faire un article invité sur son blog. Il me tenait à cœur d’aborder ce sujet : les phrases à ne pas dire quand on est à table avec ses enfants.

 

NON NON  à la phrase : “Finis ton assiette”

Autant le dire dès le début de cet article : je suis nutritionniste depuis 12 ans mais je ne suis maman que depuis 4,5 ans ! La théorie je la connais, mais vous connaissez l’expression “avant on a des principes, après on a des enfants” !! Blague mise à part, il y a quand même des choses à éviter absolument (ci-dessous) et une grande règle à rappeler : vous, parents, êtes garants de la qualité de l’alimentation de votre enfant, par contre l’enfant est maître des quantités qu’il mange.

petit oiseauEn effet, un enfant est par nature connecté à ses besoins primitifs, notamment sa faim et sa satiété. Ça ne le gêne pas d’en laisser dans l’assiette quand il ressent dans son corps qu’il n’a plus faim : alors laissez-le faire ainsi et ….imitez-le !!! Oui, essayez, vous aussi, de manger lentement et de vous connecter à votre vrai besoin de nourriture !

Surtout ne le forcez pas à finir son assiette, sous prétexte qu’il n’a rien mangé aujourd’hui ou que d’autres enfants n’ont pas assez à manger à l’autre bout de la planète. C’est lui qui a raison d’écouter son ressenti corporel. Et mieux vaut qu’il apprenne qu’on respecte son ressenti et qu’il garde cette bonne habitude toute sa vie pour ne pas être en surpoids !

Ceci n’est pas un appel au gachis : au départ, il faut servir en petites quantités un enfant (imaginez la taille de son petit estomac, ses petits reins, etc…). Puis s’il en laisse, mettez au frigo et cuisinez les restes…ou servez-vous moins aussi au départ pour pouvoir finir son assiette à lui !

 

Arrêtons de stigmatiser les “petits oiseaux” et les “ogres”

Bien sûr il y a des enfants avec des appétits de petits oiseaux et il faut ruser pour garnir son assiette afin de l’attirer à table plutôt que de jouer…

Mon expérience perso :j’ai cru bien de faire un joli dessin avec les aliments un soir où mon fils avait du mal à se mettre à table…J’avais tout faux ce jour- là ! Déjà, j’ai mélangé les aliments entre eux (le plus souvent les enfants aiment distinguer clairement les différents aliments dans l’assiette), et ensuite il m’a répondu “Maman c’est trop beau, je ne veux pas le casser ton dessin… !” …et il est retourné jouer sans manger! Je crois tout simplement qu’il n’avait pas faim au moment où je lui ai proposé de dîner !

Il y aussi les enfants qui n’ont jamais l’air rassasié, qui mangent beaucoup et souvent très vite, comme des ogres.

Souvent les enfants alternent en fait entre les phases “petit oiseaux” et les phases “ogre”, c’est normal : ils se régulent !

Alors STOP aux phrases “Tu ne manges rien” ou “Mange encore un peu sinon tu vas tomber malade” (pour les petits oiseaux).

Et STOP aux phrases  “Quoi tu en veux encore ?”, “Tu manges trop” ou “Tu vas grossir” (pour les ogres).

De manière pragmatique, on regarde et on suit l’IMC de l’enfant sur son carnet de santé (la courbe qui calcule le poids/taille²). Puis on s’adapte avec bienveillance sur des petits points à améliorer pour les petits ogres par exemple. Et souvent il n’y a pas lieu de s’inquiéter pour les “petits oiseaux”.

NB : il existe des troubles de disoralité chez certains enfants qui ont du mal à manger (petits oiseaux) et qui nécessitent une réeducation par un orthophoniste compétent, mais ces cas sont rares.

 

NON NON à la phrase “Dépêche-toi de manger”

Après 12ans de consultation en cabinet, je me rends compte que manger vite est le mal du siècle.

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Sans avoir fait de statistiques précises, je pense que 95% des personnes me consultant pour perdre du poids, mangent vite. Alors vraiment, croyez-moi, apprenez à vos enfants à manger lentement : c’est leur rendre un service énorme pour leur future vie d’adulte. Et commencez par leur montrer l’exemple : poser ses couverts entre les bouchées est la meilleure façon de manger lentement. Et imitez-le donc, s’il prend son temps (et que vous avez l’impression qu’il fait l’escargot !).

 

 

NON NON aux phrases “Si tu es sage, tu auras un bonbon” ou “Tu as mal, viens, je te donne un bonbon” ou “Tu es triste, mange un bonbon”

Il est très important de ne pas lier des émotions ou des comportements à l’alimentation, au risque d’engendrer à terme une habitude de le fairbonbonse encore et encore en étant adulte.

Une fois adulte, si on ne sait pas gérer ses émotions : on se jettera sur le chocolat ou sur le fromage en cas de blues, on mangera beaucoup si

on a des gros soucis au boulot, on se remplira l’estomac plus qu’il n’en faut pour se sentir calé pour compenser un vide affectif. C’est ce qu’on appelle les kilos émotionnels.

Pour contrer, il vaut mieux parler des émotions avec ses enfants, les appréhender tôt, et aussi…leur donner l’exemple sur ce point. Lui raconter ce qu’on ressent et lui montrer comment on le gère (exemple d’ouvrages pour faire cela : les Cahiers d’Isabelle Filliozat sur les émotions).

 

Conclusion

Faire la chasse dans votre vocabulaire à ces petites phrases qui paraissent anodines mais qui peuvent avoir de grosses conséquences à long terme, est une chose importante. Mettre en place des repas sereins et zen autour de bonnes habitudes alimentaires (manger lentement, respect de la faim et de la satiété) est un socle important pour l’avenir de votre enfant, et sa future relation à l’alimentation.

 

Marie, du blog Secrets de nutritionniste

 

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